Tarde te amavi : saint Augustin
« Bien tard je t’ai aimée » : ce chant prend appui sur le retour vers Dieu évoqué par saint Augustin. Le latin et le français accompagnent une méditation sur la conversion et le désir de vérité.

Texte chanté et sens français
Paroles en latin :
Tarde te amavi, pulchritudo tam antiqua et tam nova,
Tarde te amavi!
Et ecce intus eras et ego foris,
Et ibi te quaerebam;
Et in ista formosa quae fecisti
Deformis irruebam.
Vocasti et clamasti,
Rupisti surditatem meam.
Coruscasti, splenduisti,
Fugasti caecitatem meam.
Fragrasti, et duxi spiritum,
Et anhelo tibi;
Gustavi, et esurio et sitio,
Tetigisti me, et exarsi in pacem tuam.
Tarde te amavi, pulchritudo tam antiqua et tam nova,
Tarde te amavi!
Amen.
Traduction française :
Tard je t’ai aimée, beauté si ancienne et si nouvelle,
Tard je t’ai aimée !
Et voici, tu étais au-dedans de moi et moi dehors,
Et là je te cherchais ;
Et moi, déformé, je me précipitais sur ces belles choses que tu as créées.
Tu as appelé, tu as crié,
Et tu as brisé ma surdité.
Tu as brillé, tu as resplendi,
Et tu as chassé ma cécité.
Tu as exhalé ton parfum, et j’ai respiré,
Et je soupire après toi ;
J’ai goûté, et j’ai faim et soif de toi ;
Tu m’as touché, et je brûle de désir pour ta paix.
Tard je t’ai aimée, beauté si ancienne et si nouvelle,
Tard je t’ai aimée !
Amen.
Le retour intérieur des Confessions
L’incipit renvoie aux Confessions, livre X, chapitre 27, paragraphe 38. Augustin y décrit une recherche de Dieu qui transforme toute la personne. Ce passage est rappelé par la catéchèse du 15 octobre 2025. La version chantée reprend ce mouvement, tout en conservant ses propres choix de formulation et ses reprises musicales.
Une prière qui traverse les sens
Les verbes passent de l’appel entendu à la lumière, puis au parfum, au goût et au toucher. La recherche de Dieu engage ainsi davantage qu’une idée. Pendant l’écoute, repérez un de ces mouvements : qu’avez-vous besoin d’entendre, de reconnaître ou de laisser vous rejoindre ? Le retour de « Tarde te amavi » peut nommer un regret tout en ouvrant un désir présent.
La Présence de Dieu : Une Beauté qui Guérit et Transforme
Augustin décrit Dieu comme une beauté qui « resplendit » .
« Dieu est lumière, et il n’y a en lui aucune ténèbre. » (1 Jean 1, 5)
Nous nous laissons purifier par cette lumière divine.
Repères pour cette écoute
L’incipit provient du célèbre passage des Confessions. La présentation distingue cette source des développements de la version musicale, sans attribuer à Augustin toute formulation ajoutée.
