Entrer dans cette célébration
Une croix peut être si familière qu’on ne la regarde plus. La fête du 14 septembre invite à retrouver ce qu’elle signifie pour les chrétiens : le don du Christ et la victoire de son amour. Le mot exaltation ne glorifie pas la torture. Il tourne vers celui qui a traversé la mort et qui est ressuscité. Nous pouvons ainsi nous approcher de ce signe avec gravité et espérance, sans faire de la souffrance une valeur à rechercher.
Comprendre cette célébration
La Croix est au centre de la foi parce que Jésus y a donné sa vie. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix la contemple dans l’unité du mystère pascal. Elle est distincte du Vendredi saint, qui fait mémoire de la Passion dans le déroulement du Triduum. Le 14 septembre reprend ce regard au sein du Temps ordinaire.
Dans l’Évangile selon saint Jean, l’élévation de Jésus est liée à l’annonce du salut. La foi chrétienne ne sépare pas sa mort de sa Résurrection. La vénération de la Croix s’adresse au Christ ; elle ne confère pas à un objet une puissance indépendante de Dieu.
Une lumière pour notre vie
Porter une croix peut désigner, dans le langage courant, une épreuve difficile. Cette expression demande de la prudence. Une injustice évitable n’est pas un destin sacré qu’il faudrait accepter sans chercher d’aide. La contemplation du Christ peut au contraire donner la force de protéger une personne, de dénoncer un dommage ou de sortir d’une relation dangereuse.
Dans les difficultés qui ne peuvent pas être supprimées immédiatement, la présence d’autrui compte. Une personne qui revient, qui aide à organiser une journée ou qui accepte d’entendre la même peine peut rendre l’épreuve moins solitaire. La fête peut nous demander où notre compassion reste seulement une idée. Un service précis permet de lui donner une forme sans prétendre sauver l’autre par nos propres forces.



