La Montée du Mont-Carmel
Traverser la nuit de la foi, libérer le désir de ses prises et redécouvrir l’union à Dieu comme une transformation de l’amour.
Jean de la Croix éclaire le détachement des appuis sensibles afin que la foi, l’espérance et la charité conduisent vers Dieu.
Laisser Dieu libérer le désir de ses faux appuis
Traverser la nuit de la foi, libérer le désir de ses prises et redécouvrir l’union à Dieu comme une transformation de l’amour.
Nous vivons entourés de sollicitations qui promettent de combler immédiatement le désir. Jean de la Croix propose le mouvement inverse : reconnaître ce qui nous disperse afin de retrouver une liberté intérieure.
Son analyse aide aussi lorsque la prière ne procure plus les mêmes consolations. Elle apprend à ne pas mesurer toute relation à Dieu à ce que l’on ressent, sans nier la valeur de la sensibilité.
Cette lecture exigeante devient un exercice de discernement. Elle invite à vérifier les fruits d’un chemin spirituel dans la foi, l’espérance et une charité plus disponible.
Les mouvements d’une montée guidée par la foi
- La nuit spirituelle Un passage hors des sécurités sensibles et intellectuelles, qui ne doit pas être confondu avec toute souffrance.
- Le désir purifié Une liberté qui cesse d’absolutiser les biens reçus pour mieux aimer Dieu et le prochain.
- Les vertus théologales La foi, l’espérance et la charité comme forces concrètes de transformation.
- L’union à Dieu Le terme positif du chemin : une relation reçue, vécue et reconnue à ses fruits.
Table des matières
- 1 La montée du mont-carmel. Argument.
- 2 Préface.
- 3 LA MONTÉE DU MONT-CARMEL. LIVRE PREMIER.
- 4 Chapitre I. On apporte la différence des Nuits par lesquelles les personnes spirituelles passent selon la partie supérieure et selon la partie inférieure de l’homme, et on explique le premier Cantique.
- 5 Chap. II. On enseigne ce que c’est que la Nuit obscure, par où l’ame dit qu’elle a passé pour aller à l’union de Dieu, et on en apporte les causes.
- 6 Chap. III. On parle de la première cause de cette Nuit, savoir : de la privation que les passions souffrent.
- 7 Chap. IV. Combien il est nécessaire à tante de passer tout de bon par la Nuit obscure des sens, qui est la mortification des passions, afin qu’elle puisse aller à l’union de Dieu.
- 8 Chap. V. On continue à montrer par des autorités et des figures tirées de l’Écriture-Sainte, combien il est nécessaire que l’ame tende à Dieu par la Nuit obscure de la mortification des passions.
- 9 Chap. VI. Les passions apportent à l’ame deux dommages, l’un privatif, l’autre positif. On le prouve par plusieurs endroits de l’Écriture.
- 10 Chap. VII On montre, par plusieurs comparaisons et par plusieurs autorités, comment les passions affligent l’ame.
Voir les 96 sections
- 11 Chap. VIII. De quelle manière les passions obscurcissent l’ame. On le prouve par quelques comparaisons et par quelques autorités de l’Écriture.
- 12 Chap. IX. On établit, par des comparaisons et par des passages de l’Écriture, comment les passions souillent l’ame.
- 13 Chap. X. De quelle manière les passions affaiblissent l’ame dans la pratique des vertus. On le fait voir pas des comparaisons et par des témoignages de l’Écriture.
- 14 Chap. XI. Il est nécessaire que l’ame dompte jusqu’aux moindres passions, pour entrer dans l’union divine.
- 15 Chap. XII. On répond à la question qu’on fait, que les passions sont suffisantes pour causer à l’ame les dommages qu’on vient d’expliquer.
- 16 Chap. XIII. Quelques moyens pour entrer par la foi dans la nuit des sens.
- 17 Chap. XIV. Explication du second vers. Enflammée d’un amour inquiet.
- 18 Chap. XV. Déclaration des autres vers de ce cantique.
- 19 LA MONTÉE DU MONT-CARMEL. LIVRE SECOND.
- 20 Chapitre I. Éclaircissement de ce cantique.
- 21 Chap. II. On commence à traiter de la seconde partie, ou de la seconde cause de cette Nuit, qui est la foi ; et on prouve par deux raisons, qu’elle est plus obscure que la première et la troisième partie de cette Nuit.
- 22 Chap. III. De quelle manière la foi est une nuit obscure à lame. On le prouve par la raison et par l’autorité de l’Écriture.
- 23 Chap. IV. L’ame doit demeurer dans l’obscurité autant qu’il lui est possible, afin que la foi la puisse conduire à une très-éminente contemplation.
- 24 Chap. V. Ce que c’est que l’union de l’âme avec Dieu ; sur quoi on apporte une similitude.
- 25 Chap. VI. Les trois vertus théologales doivent perfectionner les trois puissances de l’ame. De quelle manière ces trois vertus les privent de toutes choses et les réduisent dans l’obscurité. On explique deux passages de l’Écriture, l’un de S. Luc, l’autre d’Isaïe.
- 26 Chap. VII. Combien le chemin qui conduit à la vie est étroit, et combien il faut être libre et dégagé de toutes choses pour y marcher. On commence aussi à parler de la nudité de l’entendement.
- 27 Chap. VIII. Ni les créatures ni les connaissances de l’esprit humain ne peuvent être un moyen prochain pour s’unir à Dieu.
- 28 Chap. IX. De quelle manière la foi est à l’entendement moyen prochain et proportionné pour élever l’ame à l’union divine. On apporte quelques passages et quelques figures de l’Écriture pour prouver cette vérité.
- 29 Chap. X. La distinction des diverses connaissances qui peuvent venir dans l’esprit.
- 30 Chap. XI. De la perte et des obstacles que les connaissances de l’esprit peuvent causer a l’ame par les objets qui sont présentés surnaturellement aux sens extérieurs, et de quelle manière l’ame s’y doit comporter.
- 31 Chap. XII. On traite des représentations imaginaires et purement naturelles. On montre de quelle nature elles sont, et qu’elles ne peuvent être un moyen proportionné pour arriver « l’union de Dieu, et combien elles nuisent à l’ame lorsque l’ame ne s’en détache pas.
- 32 Chap. XIII. On propose les signes que l’homme spirituel peut remarquer en lui-même, pour commencer à renoncer aux représentations imaginaires et aux discours dans la méditation.
- 33 Chap. XIV. On apporte les raisons qui prouvent la nécessité d’avoir ces trois signes pour faire de plus grands progrès en la vie spirituelle.
- 34 Chap. XV. Il est quelquefois expédient à ceux qui avancent en l’oraison y et qui commencent a entrer dans la contemplation, de se servir du discours et des opérations de leurs puissances naturelles.
- 35 Chap. XVI. Les représentations imaginaires que Dieu opère surnaturellement dans la fantaisie ne peuvent servir, comme moyen prochain, à l’âme pour arriver à l’union divine.
- 36 Chap. XVII. Pour satisfaire à la difficulté proposée, on déclare la fin que Dieu regarde, et la manière dont il se sert pour verser dans l’âme, par les sens, ses biens spirituels.
- 37 Chap. XVIII. Des dommages que les maîtres de la vie spirituelle peuvent causer aux âmes, quand ils ne les dirigent pas bien pendant qu’elles reçoivent ces visions imaginaires ; et comment ces représentations, quoiqu’elles viennent de Dieu y peuvent jeter ces âmes dans l’erreur.
- 38 Chap. XIX. On montre, par des autorités de l’Écriture, que les révélations et les paroles intérieures de Dieu, quoique véritables, nous peuvent être occasion de surprise.
- 39 Chap. XX. On apporte des passages de la Sainte-Écriture pour nous convaincre que tes paroles et les prophéties de Dieu, et quoique véritables en elles-mêmes, ne sont pas toujours certaines en leurs causes.
- 40 Chap. XXI. Quoique Dieu réponde quelquefois aux demandes qu’on lui fait, et use avec nous d’une grande condescendance, néanmoins cette manière d’agir lui déplaît, et il s’en met en colère.
- 41 Chap. XXII. Pourquoi il n’est pas permis, dans la Loi de grâce, de demander quelque chose à Dieu par des voies surnaturelles comme on le pouvait faire légitimement dans la Loi ancienne. Cette question, qui n’est pas désagréable, contribue à la connaissance des mystères de notre sainte Foi, et on prouve cette vérité par un passage de saint Paul, qu’on explique par rapport à ce sujet.
- 42 Chap. XXIII. On commence à parler des connaissances intellectuelles qui appartiennent purement à la voie de l’esprit, et on les explique.
- 43 Chap. XXIV. De deux sortes de visions intellectuelles qui arrivent dans les voies surnaturelles.
- 44 Chap. XXV. Des révélations, de leur nature et de leur distinction.
- 45 Chap. XXVI. Des connaissances intellectuelles de la vérité toute nue, de leurs différences, et comment l’ame s’y doit comporter.
- 46 Chap. XXVII. Des secondes révélations, qui consistent à manifester les secrets et les mystères cachés. De quel usage elles sont pour aller à l’union divine ; de quelle manière elles peuvent l’empêcher, et comment le démon peut tromper l’ame en cette matière.
- 47 Chap. XXVIII. Des paroles intérieures qui sont présentées surnaturellement à l’esprit, et de leurs différences.
- 48 Chap. XXIX. On parle de la première espèce des paroles que l’esprit forme en lui-même dans son recueillement, et on apporte leur cause, leurs fruits et leurs dommages.
- 49 Chap. XXX. On traite des paroles intérieures qui sont formées surnaturellement dans l’esprit. On avertit l’ame des dommages qu’elles peuvent apporter, et on donne des instructions nécessaires pour n’y pas être trompé.
- 50 Chap. XXXI. Des paroles substantielles qui se forment intérieurement dans l’esprit ; de leur différence d’avec les paroles formelles ; de leur utilité ; de la résignation et de la révérence avec lesquelles l’ame s’y doit comporter.
- 51 Chap. XXXII. On parle des pensées que l’entendement reçoit des sentiments intérieurs qui sont imprimés surnaturellement dans l’ame. On apporte leur cause, et on donne à l’ame le moyen de se gouverner en ces communications, de peur de détruire la voie de l’union divine.
- 52 LA MONTÉE DU MONT-CARMEL. LIVRE TROISIÈME.
- 53 Chapitre I. Des connaissances de la mémoire, et de la manière de s’en priver, afin que l’âme se puisse unir à Dieu selon cette puissance.
- 54 Chap. II. L’âme qui ne s’aveugle pas à l’égard des images et des connaissances de la mémoire, en ne les regardant nullement, tombe en trois sortes de dommages ? dont on propose ici le premier.
- 55 Chap. III. De la seconde perte que le démon cause à l’âme par les espèces naturelles de la mémoire.
- 56 Chap. IV. Du troisième dommage qui vient des connaissances distinctes et naturelles de la mémoire, et qui rejaillit sur l’âme.
- 57 Chap. V. Des biens différens que la destruction des espèces naturelles de la mémoire apporte à l’âme.
- 58 Chap. VI. Du second genre des opérations de la mémoire, savoir, de ses connaissances imaginaires et surnaturelles.
- 59 Chap. VII. Des pertes que les connaissances des choses surnaturelles peuvent apporter à l’âme, lorsqu’elle y fait réflexion. On en propose le nombre et on traite de la première.
- 60 Chap. VIII. De la seconde espèce de dommage, laquelle consiste dans le danger de s’estimer soi-même, et de présumer de ses bonnes qualités.
- 61 Chap. IX. Du troisième dommage que le démon peut apporter à l’âme par les fantômes qui remplissent la mémoire.
- 62 Chap. X. Du quatrième dommage que l’âme reçoit des connaissances, distinctes et surnaturelles de la mémoire, et qui consiste à empêcher son union avec Dieu.
- 63 Chap. XI. Du cinquième inconvénient des espèces surnaturelles de la mémoire, lorsque l’âme prend de bas sentimens de Dieu.
- 64 Chap. XII. Les fruits que l’âme reçoit du retranchement des idées imaginaires. On répond à l’objection qu’on fait sur ce sujet, et on explique la différence qui se trouve entre les espèces naturelles et surnaturelles de l’imagination.
- 65 Chap. XIII. On traite des connaissances spirituelles, en tant qu’elles peuvent convenir à la mémoire.
- 66 Chap. XIV. On prescrit à l’homme spirituel la manière générale de se comporter à l’égard de la mémoire.
- 67 Chap. XV. On commence à traiter de la Nuit obscure ou mortification de la volonté, et on allègue deux passages, l’un du Deutéronome, l’autre de David. On apporte aussi la division des affections de la volonté.
- 68 Chap. XVI. Explication de la joie qui est la première affection de la volonté, et la distinction des sujets qui excitent la joie dans la volonté.
- 69 Chap. XVII. On parle de la joie qui naît des biens temporels, et on enseigne comment il faut les faire remonter à Dieu.
- 70 Chap. XVIII. Des pertes que la joie qu’on met dans les biens temporels cause à l’âme.
- 71 Chap. XIX. De l’utilité qui revient à l’âme lorsqu’elle refuse la joie des biens de ce monde.
- 72 Chap. XX. On montre que c’est une chose vaine d’établir la joie de la volonté dans les biens naturels et comment il faut s’en servir pour rapporter ce plaisir à Dieu.
- 73 Chap. XXI. Des maux qui arrivent à l’âme, lorsque la volonté se laisse toucher de la joie des biens naturels.
- 74 Chap. XXII. Des fruits dont l’âme est comblée quand elle se rend insensible au plaisir des biens naturels.
- 75 Chap. XXIII. Du troisième genre des biens ; savoir, les biens sensibles qui peuvent exciter des mouvemens de joie dans la volonté ; de leurs qualités, de leur quantité et de leur diversité. Comment la volonté doit agir pour se défaire de ces plaisirs, et pour aller à Dieu.
- 76 Chap. XXIV. Des dommages qui arrivent à l’âme, lorsque la volonté se réjouit des biens sensibles.
- 77 Chap. XXV. Des biens spirituels et temporels dont la privation du plaisir des choses matérielles enrichit l’âme.
- 78 Chap. XXVI. On commence à traiter du quatrième genre de biens qui sont les biens moraux, et on déclare quels ils sont, et comment la volonté peut s’y plaire légitimement.
- 79 Chap. XXVII. Des sept dommages qui peuvent naître de la joie, que les choses morales excitent dans la volonté.
- 80 Chap. XXVIII. Des différentes utilités que l’âme reçoit, lorsqu’elle se prive du plaisir des vertus morales.
- 81 Chap. XXIX. On parle des biens surnaturels qui sont le cinquième genre des biens qui peuvent remplir de joie la volonté. On montre de quelle nature ils sont ; comment on les distingue des biens spirituels ; et comment il faut rapporter à Dieu le contentement qui en vient.
- 82 Chap. XXX. Des pertes que l’âme peut souffrir quand la volonté met son contentement en cette espèce de bien.
- 83 Chap. XXXI. L’âme reçoit deux avantages du renoncement de la joie, dont les grâces spirituelles et gratuites la comblent.
- 84 Chap. XXXII. On traite du sixième genre de biens où la volonté peut se plaire. On en représente les qualités, et on en fait la première division.
- 85 Chap. XXXIII. Des biens spirituels qui peuvent entrer dans l’entendement et dans la mémoire, et de quelle manière la volonté doit se comporter à l’égard du plaisir qu’ils apportent.
- 86 Chap. XXXIV. Des biens spirituels qui sont doux et agréables, et qui peuvent toucher la volonté. De leur nombre et de leurs différences.
- 87 Chap. XXXV. On continue à parler des saintes images, et on montre quelle est l’ignorance de quelques-uns sur ce sujet.
- 88 Chap. XXXVI. La manière de rapporter à Dieu le plaisir que la volonté reçoit des saintes images : de sorte qu’elle se garantisse de l’erreur et des obstacles où leur usage pourra la jeter.
- 89 Chap. XXXVII. Suite du discours des choses qui nous excitent au bien. On parle aussi des Oratoires et des autres lieux destinés à la rière.
- 90 Chap. XXXVIII. Comment il faut se servir des Églises et des Chapelles, pour conduire l’esprit à Dieu.
- 91 Chap. XXXIX. On parle encore du même sujet pour mener l’esprit au recueillement dans l’usage des choses dont on vient de traiter.
- 92 Chap. XL. De quelques dommages que souffrent ceux à qui les lieux de dévotion causent un plaisir sensible de la manière que nous l’avons dit.
- 93 Chap. XLI. Il y a trois sortes de lieux dévots, et comment la volonté doit agir à leur égard.
- 94 Chap. XLII. Des autres choses qui nous animent à l’oraison, telles que sont les différentes cérémonies que plusieurs pratiquent.
- 95 Chap. XLIII. Comment il faut se servir de ces dévotions, pour élever à Dieu le plaisir et la force que la volonté y trouve.
- 96 Chap. XLIV. Du second genre des biens particuliers où la volonté peut se délecter.
Comment entrer dans cette œuvre
- Commencez par comprendre le but de la montée avant d’isoler les passages sur le renoncement.
- Lisez le détachement comme une purification de l’amour, jamais comme un refus de la création.
- Gardez les vertus théologales comme fil conducteur lorsque le vocabulaire devient austère.
À propos de cette édition
Le texte français intégral est organisé en 96 sections pour respecter l’architecture du traité et permettre une lecture progressive.
La traduction de Jean Maillard (1834) a été collationnée avec le témoin numérisé. Sources, pages et empreintes sont conservées dans le dossier de preuve éditoriale.
- Éditeur
- Éditions PaxCoeur
- Auteur
- Saint Jean de la Croix
- Traduction
- Jean Maillard
- Édition de référence
- Édition de 1834
Voir les détails éditoriaux
- Provenance et préparation
- Saint Jean de la Croix. Traduction française de Jean Maillard, édition de 1834, collationnée sur le témoin numérisé.
Avancez dans cette montée en gardant l’union à Dieu pour unique horizon.
Entrer dans La Montée du mont Carmel avec justesse
Puis-je commencer sans connaître Jean de la Croix ?
Oui. Lisez d’abord l’argument et les strophes, puis avancez par courtes sections.
La nuit spirituelle désigne-t-elle une dépression ?
Non. C’est une notion spirituelle précise. Elle ne remplace jamais une évaluation médicale ou psychologique.
Le texte est-il intégral ?
Oui, pour le périmètre éditorial certifié, avec 96 sections collationnées et traçables.
Pourquoi conserver une traduction de 1834 ?
Elle appartient au domaine public, possède un témoin vérifiable et permet une édition française intégrale documentée.
