Esther 9: délivrance et memoire

Esther 9 montre la communaute celebrant la delivrance et la memoire de Pourim
VOTRE ÉCOUTE
ANCIEN TESTAMENT

Esther — Chapitre 9

0:006:07
Écouter la Parole, à son rythme.

Entrer dans ce chapitre

Esther 9 raconte la délivrance et l’institution de la memoire.

Le peuple apprend a transformer le danger traverse en fete transmise.

Esther 9

1 Au douzième mois, qui est le mois d'Adar, le treizième jour du mois, où devaient s'exécuter l'ordre et l'édit du roi, jour où les ennemis des Juifs avaient espéré dominer sur eux, ce fut le contraire qui arriva, et les Juifs dominèrent sur leurs ennemis.

2 Les Juifs se rassemblèrent dans leurs villes, dans toutes les provinces du roi Assuérus, pour frapper ceux qui cherchaient leur perte, et personne ne put leur résister, car la crainte qu'ils inspiraient s'était répandue chez tous les peuples.

3 Tous les chefs des provinces, les satrapes, les gouverneurs, les fonctionnaires du roi soutinrent les Juifs, car la crainte de Mardochée pesait sur eux.

4 Car Mardochée était puissant dans la maison du roi, et sa renommée se répandait dans toutes les provinces, car cet homme, Mardochée, allait toujours grandissant.

5 Les Juifs frappèrent donc à coup d'épée tous leurs ennemis; ce fut un massacre et une destruction; ils traitèrent comme il leur plut ceux qui leur étaient hostiles.

6 Dans Suse, la capitale, les Juifs tuèrent et firent périr cinq cents hommes,

7 et ils massacrèrent Pharsandatha, Delphon, Esphatha,

8 Phoratha, Adalia, Aridatha,

9 Phermestha, Arisaï, Aridaï et Jézatha,

10 les dix fils d'Aman, fils d'Amadatha, l'ennemi des Juifs. Mais ils ne mirent pas la main au pillage.

11 Le jour même, le nombre de ceux qui avaient été tués dans Suse, la capitale, parvint à la connaissance du roi.

12 Et le roi dit à la reine Esther: " Les Juifs ont tué et fait périr dans Suse, la capitale, cinq cents hommes et les dix fils d'Aman; que n'auront-ils pas fait dans le reste des provinces du roi?… Quelle est ta demande? Elle te sera accordée. Quel est ton désir? Il sera accompli. "

13 Esther répondit: " Si le roi le trouve bon, qu'il soit permis aux Juifs qui sont à Suse d'agir encore demain selon le décret d'aujourd'hui, et que l'on pende au bois des dix fils d'Aman. "

14 Le roi ordonna de faire ainsi, et l’édit fut publié dans Suse. On pendit les dix fils d’Aman,

15 et les Juifs qui se trouvaient à Suse, s’étant rassemblés de nouveau le quatorzième jour du mois d’Adar, tuèrent dans Suse trois cents hommes. Mais ils ne mirent pas la main au pillage.

16 Les autres Juifs qui étaient dans les provinces du roi se rassemblèrent pour défendre leur vie et obtenir que leurs ennemis les laissassent en repos; ils tuèrent soixante-quinze mille de ceux qui leur étaient hostiles. Mais ils ne mirent pas la main au pillage.

17 Ces choses arrivèrent le treizième jour du mois d'Adar. Les Juifs se reposèrent le quatorzième, et ils en firent un jour de festin et de joie.

18 Les Juifs qui se trouvaient à Suse, s'étant rassemblés le treizième et le quatorzième jour, se reposèrent le quinzième, et ils en firent un jour de festin et de joie.

19 C'est pourquoi les Juifs de la campagne, qui habitent des villes sans murailles, font du quatorzième jour du mois d'Adar un jour de joie, de festin et de fête, où l'on s'envoie des portions les uns aux autres.

20 Mardochée écrivit ces choses, et il envoya des lettres à tous les Juifs qui étaient dans toutes les provinces du roi Assuérus, à ceux qui étaient près comme à ceux qui étaient loin,

21 pour leur enjoindre de célébrer chaque année les quatorzième et quinzième jours du mois d'Adar,

22 comme étant les jours où ils avaient obtenu d'être laissés en repos par leurs ennemis, et le mois où avaient été changés leur tristesse en joie et leur deuil en jour de fête; on devait donc faire de ces jours des jours de festin et de joie, où l'on s'envoie des portions les uns aux autres, et où l'on distribue des dons aux indigents.

23 Les Juifs adoptèrent pour usage, ce qu'ils avaient déjà commencé à faire et ce que Mardochée leur écrivit.

24 Car Aman, fils d’Amadatha, du pays d’Agag, ennemi de tous les Juifs, avait formé contre les Juifs le projet de les perdre et il avait jeté le PUR, c’est-à-dire le sort, afin de les exterminer et de les détruire.

25 Mais Esther s'étant présentée devant le roi, celui-ci ordonna par écrit de faire retomber sur la tête d'Aman le méchant projet qu'il avait formé contre les Juifs, et on le pendit au bois avec ses fils.

26 C’est pourquoi on appela ces jours PURIM, du nom de PUR. Ainsi, d’après tout le contenu de cette lettre, d’après ce qu’ils en avaient eux-mêmes vu et ce qui leur était arrivé,

27 les Juifs établirent et adoptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui s'attacheraient à eux, la coutume irrévocable de célébrer chaque année ces deux jours, selon le rite prescrit et au temps fixé.

28 Ces jours devaient être rappelés et célébrés, de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville, et ces jours des PURIM ne devaient jamais être abolis au milieu des Juifs, ni le souvenir s’en effacer dans leur postérité.

29 La reine Esther, fille d’Abihaïl, et le Juif Mardochée écrivirent une seconde fois, de la manière la plus pressante, pour confirmer cette lettre sur les PURIM.

30 On envoya des lettres à tous les Juifs, dans les cent vingt-sept provinces du royaume d'Assuérus: des paroles de paix et de fidélité,

31 et la recommandation de maintenir ces jours des PURIM au temps fixé, comme le Juif Mardochée et la reine Esther les avaient établis pour eux, et comme ils les avaient établis pour eux-mêmes et pour leurs descendants, avec les jeûnes et leurs lamentations.

32 Ainsi l’ordre d’Esther établit ces observances des PURIM, et cela fut écrit dans le livre.

Enseignement catéchétique

Sens du passage. Esther 9 met en lumière délivrance et memoire. Il demande une lecture attentive, capable de tenir ensemble le récit biblique, l’appel spirituel et la conversion concrète. Le chapitre ne doit donc pas être lu comme une simple scène ancienne : il révèle quelque chose de la manière dont Dieu conduit, corrige, console ou forme son peuple.

Lecture catholique. Dans la foi de l’Église, ce passage s’inscrit dans la providence cachée, le courage et la protection du peuple menacé. Il garde son enracinement dans l’histoire d’Israël, tout en préparant le lecteur à accueillir la plénitude de la Révélation. Lorsqu un lien avec le Christ apparaît, il doit être reçu avec sobriété, sans forcer chaque détail ni effacer le sens premier du texte.

Discernement spirituel. Ce chapitre interroge la liberté du lecteur : que faut-il recevoir, quitter, purifier ou remettre à Dieu ? Il aide à reconnaître les illusions du cœur, les fausses sécurités et les appels discrets à la confiance. La Parole ne se contente pas d’informer ; elle ouvre un chemin de conversion, de prière et de responsabilité.

Pour aujourd’hui. On peut lire ce chapitre en demandant la grâce d’une foi plus droite : écouter avant de juger, prier avant d’agir, servir au lieu de posséder, et laisser Dieu remettre de l’ordre dans ce qui s’est dispersé. Cette lecture devient pastorale lorsqu’elle rejoint la vie réelle : famille, décisions, souffrances, responsabilités, espérance et fidélité quotidienne.

FAQ

Que faut-il retenir de Esther 9 ?

Ce passage met en avant délivrance et memoire. Il aide à comprendre comment Dieu parle à son peuple à travers une situation concrète, avec un appel à la confiance, à la conversion ou à une fidélité plus vraie.

Comment lire ce chapitre dans la foi catholique ?

Il faut le lire avec toute l’Écriture et la Tradition de l’Église : respecter son contexte, éviter les interprétations rapides, puis recevoir ce qu’il révèle sur Dieu, sur le cœur humain et sur l’histoire du salut.

Ce chapitre annonce-t-il le Christ ?

Le lien avec le Christ se fait selon la logique de l’accomplissement. Certains détails peuvent préparer l’Évangile, mais la lecture catholique reste prudente : elle ne force pas la typologie et garde le sens propre du texte.

Quel appel spirituel ce passage adresse-t-il aujourd’hui ?

Il invite à examiner ce qui, dans la vie concrète, demande davantage d’humilité, de justice, de confiance ou de prière. La Parole devient féconde lorsqu’elle éclaire une décision, une relation ou une responsabilité réelle.

Comment prier avec Esther 9 ?

On peut commencer par relire lentement le passage, repérer une phrase qui touche le cœur, puis demander au Seigneur la grâce correspondante : vérité, patience, courage, pardon, espérance ou fidélité dans l’épreuve.

73 LIVRES · UNE PAROLE VIVANTE

Choisir un passage

Genèse

Choisissez un chapitre

Le chapitre entier est lu. Les versets restent accessibles dans le texte.

Partager ce passage

Un lien vers le chapitre sur PaxCoeur.

LA PAROLE À PARTAGER

Intégrer le lecteur

Copiez ce code dans une page de votre site pour partager l’écoute.

Défiler vers le haut