Couverture de L’Imitation de Jésus-Christ, Thomas a Kempis

L’Imitation de Jésus-Christ

Un classique spirituel du XVe siècle qui apprend à ordonner son cœur, à travers l’humilité, la paix intérieure et l’union au Christ.

Un livre de retour à l’essentiel, composé de paroles brèves à laisser descendre dans la vie plutôt qu’à parcourir rapidement.

Environ 8 à 12 heures en lecture suivie ; davantage si l’ouvrage est lu comme livre de méditation. 114 sections

Quand le bruit retombe, qu’est-ce qui demeure ?

Entrer dans l’œuvreL’Imitation de Jésus-Christ est une œuvre latine du XVe siècle, transmise en quatre livres, et traditionnellement attribuée à Thomas a Kempis. Ce texte bref en apparence est pourtant d’une grande densité. Il ne propose pas une théorie de la vie chrétienne, mais un apprentissage concret : se déprendre de la vanité, purifier son intention, supporter l’épreuve, résister aux tentations, entrer dans une relation plus intérieure avec le Christ et se préparer à le recevoir dans l’Eucharistie.

Cette édition vous donne accès à un texte majeur de la tradition chrétienne dans la traduction française de Lamennais, avec une présentation qui aide à le lire sans contresens. Vous y trouverez un livre d’examen intérieur, de prière et de discernement, capable d’éclairer des situations très concrètes : agitation, comparaison, découragement, besoin de consolation, difficulté à prier, rapport à l’épreuve.

Elle ne promet ni émotion facile ni réponse instantanée. L’Imitation demande une lecture humble et patiente. En retour, elle offre une parole sobre, ferme et souvent très juste sur ce qui divise le cœur humain.

Pour qui accepte son exigence, elle devient un compagnon de route : non pour s’éloigner du réel, mais pour l’habiter avec plus de vérité, de paix et de droiture.

L’Imitation de Jésus-Christ est une œuvre latine du XVe siècle, transmise en quatre livres, et traditionnellement attribuée à Thomas a Kempis. Ce texte bref en apparence est pourtant d’une grande densité. Il ne propose pas une théorie de la vie chrétienne, mais un apprentissage concret : se déprendre de la vanité, purifier son intention, supporter l’épreuve, résister aux tentations, entrer dans une relation plus intérieure avec le Christ et se préparer à le recevoir dans l’Eucharistie.

Quatre invitations pour revenir à l’essentiel

  • Mettre des mots sur le désordre intérieur Le livre nomme avec précision ce qui trouble l’âme : vanité, agitation, curiosité, recherche de soi, paroles inutiles, attachements déréglés. Cette lucidité aide le lecteur à reconnaître ses propres mécanismes.
  • Apprendre une humilité juste L’ouvrage insiste sur l’humilité, non pour rabaisser la personne, mais pour la délivrer de l’orgueil, de la comparaison et du besoin d’être vue. Il invite à une vérité sur soi qui pacifie.
  • Traverser l’épreuve avec plus de constance Tentations, sécheresses, contrariétés, injures, retards, refus : l’œuvre montre comment supporter ces situations sans céder au découragement ni à l’amertume.
  • Unifier l’action et l’intention Les chapitres sur la droiture d’intention, la prévoyance dans les actions et l’obéissance apprennent à agir sans dispersion, en recherchant le bien réel plutôt que l’apparence du bien.

Table des matières

114 sections
  1. 1 Qu’il faut imiter JÉSUS-CHRIST, et mépriser toutes les vanités du monde.
  2. 2 Avoir d’humbles sentiments de soi-même.
  3. 3 De la Doctrine de vérité.
  4. 4 De la Prévoyance dans les actions.
  5. 5 De la lecture de l’Écriture sainte.
  6. 6 Des Affections déréglées.
  7. 7 Qu’il faut fuir l’orgueil et les vaines espérances.
  8. 8 Éviter la trop grande familiarité.
  9. 9 De l’obéissance et du renoncement à son propre sens.
  10. 10 Qu’il faut éviter les entretiens inutiles.
Voir les 114 sections
  1. 11 Des moyens d’acquérir la paix intérieure, et du soin d’avancer dans la vertu.
  2. 12 De l’avantage de l’adversité.
  3. 13 De la résistance aux tentations.
  4. 14 Éviter les jugements téméraires, et ne se point rechercher soi-même.
  5. 15 Des oeuvres de charité.
  6. 16 Qu’il faut supporter les défauts d’autrui.
  7. 17 De la vie religieuse.
  8. 18 De l’exemple des Saints.
  9. 19 Des exercices d’un bon religieux.
  10. 20 De l’amour de la solitude et du silence.
  11. 21 De la componction du coeur.
  12. 22 De la considération de la misère humaine.
  13. 23 De la méditation de la mort.
  14. 24 Du jugement et des peines des pécheurs.
  15. 25 Qu’il faut travailler avec ferveur à l’amendement de sa vie.
  16. 26 De la conversation intérieure.
  17. 27 Qu’il faut s’abandonner à Dieu en esprit d’humilité.
  18. 28 De l’homme pacifique.
  19. 29 De la pureté d’esprit, et de la droiture d’intention.
  20. 30 De la considération de soi-même.
  21. 31 De la joie d’une bonne conscience.
  22. 32 Qu’il faut aimer JÉSUS-CHRIST par-dessus toutes choses.
  23. 33 De la familiarité que l’amour établit entre Jésus et l’âme fidèle.
  24. 34 De la privation de toute consolation.
  25. 35 De la reconnaissance pour la grâce de Dieu.
  26. 36 Du petit nombre de ceux qui aiment la Croix de JÉSUS-CHRIST.
  27. 37 De la sainte voie de la Croix.
  28. 38 Des entretiens intérieurs de JÉSUS-CHRIST avec l’âme fidèle.
  29. 39 La vérité parle au dedans de nous sans aucun bruit de paroles.
  30. 40 Qu’il faut écouter la parole de Dieu avec humilité, et que plusieurs ne la reçoivent pas comme ils le devraient.
  31. 41 Qu’il faut marcher en présence de Dieu dans la vérité et l’humilité.
  32. 42 Des merveilleux effets de l’amour divin.
  33. 43 De l’épreuve du véritable amour.
  34. 44 Qu’il faut cacher humblement les grâces que Dieu nous fait.
  35. 45 Qu’il faut s’anéantir soi-même devant Dieu.
  36. 46 Qu’il faut rapporter tout à Dieu comme à notre dernière fin.
  37. 47 Qu’il est doux de servir Dieu et de mépriser le monde.
  38. 48 Qu’il faut examiner et modérer les désirs du coeur.
  39. 49 Qu’il faut s’exercer à la patience, et lutter contre ses passions.
  40. 50 Qu’il faut obéir humblement à l’exemple de Jésus-Christ.
  41. 51 Qu’il faut considérer les secrets jugements de Dieu pour ne pas s’enorgueillir du bien qu’on fait.
  42. 52 De ce que nous devons dire et faire quand il s’élève quelque désir en nous.
  43. 53 Qu’on ne doit chercher qu’en Dieu la vraie consolation.
  44. 54 Qu’il faut remettre à Dieu le soin de ce qui nous regarde.
  45. 55 Qu’il faut souffrir avec constance les misères de cette vie, à l’exemple de Jésus-Christ.
  46. 56 De la souffrance des injures et de la véritable patience.
  47. 57 De l’aveu de son infirmité et des misères de cette vie.
  48. 58 Qu’il faut établir son repos en Dieu, plutôt que dans tous les autres biens.
  49. 59 Du souvenir des bienfaits de Dieu.
  50. 60 De quatre choses importantes pour conserver la paix.
  51. 61 Qu’il ne faut point s’enquérir curieusement de la conduite des autres.
  52. 62 En quoi consiste la vraie paix et le véritable progrès de l’âme.
  53. 63 De la liberté du coeur, qui s’acquiert plutôt par la prière que par la lecture.
  54. 64 Que l’amour de soi est le plus grand obstacle qui empêche l’homme de parvenir au souverain bien.
  55. 65 Qu’il faut mépriser les jugements humains.
  56. 66 Comment il faut invoquer et bénir Dieu dans l’affliction.
  57. 67 Qu’il faut implorer le secours de Dieu, et attendre avec confiance le retour de sa grâce.
  58. 68 Qu’il faut oublier toutes les créatures pour trouver le Créateur.
  59. 69 De l’abnégation de soi-même.
  60. 70 De l’inconstance du coeur, et que nous devons tout rapporter à Dieu comme à notre dernière fin.
  61. 71 Qu’on ne saurait goûter que Dieu seul, et qu’on le goûte en toutes choses, quand on l’aime véritablement.
  62. 72 Qu’on est toujours, durant cette vie, exposé à la tentation.
  63. 73 Contre les vains jugements des hommes.
  64. 74 Qu’il faut renoncer entièrement à soi-même pour obtenir la liberté du coeur.
  65. 75 Comment il faut se conduire dans les choses extérieures, et recourir à Dieu dans les périls.
  66. 76 Qu’il faut éviter l’empressement dans les affaires.
  67. 77 Que l’homme n’a rien de bon de lui-même, et ne peut se glorifier de rien.
  68. 78 Du mépris de tous les honneurs du temps.
  69. 79 Qu’il ne faut pas que notre paix dépende des hommes.
  70. 80 Contre la vaine science du siècle.
  71. 81 Qu’il ne faut point s’embarrasser dans les choses extérieures.
  72. 82 Qu’il ne faut pas croire tout le monde, et qu’il est difficile de garder une sage mesure dans ses paroles.
  73. 83 Qu’il faut mettre sa confiance en Dieu, lorsqu’on est assailli de paroles injurieuses.
  74. 84 Qu’il faut être prêt à souffrir pour la vie éternelle tout ce qu’il y a de plus pénible.
  75. 85 De l’éternité bienheureuse, et des misères de cette vie.
  76. 86 Du désir de la vie éternelle, et des grands biens promis à ceux qui combattent courageusement.
  77. 87 Comment un homme dans l’affliction doit s’abandonner entre les mains de Dieu.
  78. 88 Qu’il faut s’occuper d’oeuvres extérieures, quand l’âme est fatiguée des exercices spirituels.
  79. 89 Que l’homme ne doit pas se juger digne des consolations de Dieu, mais plutôt de châtiment.
  80. 90 Que la grâce ne fructifie point en ceux qui ont le goût des choses de la terre.
  81. 91 Des divers mouvements de la nature et de la grâce.
  82. 92 De la corruption de la nature, et de l’efficace de la grâce divine.
  83. 93 Que nous devons nous renoncer nous-mêmes, et imiter Jésus-Christ en portant la Croix.
  84. 94 Qu’on ne doit point se laisser trop abattre quand on tombe en quelques fautes.
  85. 95 Qu’il ne faut pas chercher à pénétrer ce qui est au-dessus de nous, ni sonder les secrets jugements de Dieu.
  86. 96 Qu’on doit mettre toute son espérance et toute sa confiance en Dieu seul.
  87. 97 Avec quel respect il faut recevoir Jésus.
  88. 98 Combien Dieu manifeste à l’homme sa bonté et son amour dans le Sacrement de l’Eucharistie.
  89. 99 Qu’il est utile de communier souvent.
  90. 100 Que Dieu répand des grâces abondantes en ceux qui communient dignement.
  91. 101 De l’excellence du Sacrement de l’autel, et de la dignité du Sacerdoce.
  92. 102 Prière du Chrétien avant la Communion.
  93. 103 De l’examen de conscience, et de la résolution de se corriger.
  94. 104 De l’oblation de Jésus-Christ sur la Croix, et de la résignation de soi même.
  95. 105 Que nous devons nous offrir à Dieu avec tout ce qui est à nous, et prier pour tous.
  96. 106 Qu’on ne doit pas facilement s’éloigner de la sainte Communion.
  97. 107 Que le Corps de Jésus-Christ et l’Écriture sainte sont très-nécessaires à l’âme fidèle.
  98. 108 Qu’on doit se préparer avec un grand soin à la sainte Communion.
  99. 109 Que le fidèle doit désirer de tout son coeur de s’unir à Jésus-Christ dans la Communion.
  100. 110 Du désir ardent que quelques âmes saintes ont de recevoir le Corps de Jésus-Christ.
  101. 111 Que la grâce de la dévotion s’acquiert par l’humilité et l’abnégation de soi-même.
  102. 112 Qu’il faut dans la Communion exposer ses besoins à Jésus-Christ, et lui demander sa grâce.
  103. 113 Du désir ardent de recevoir Jésus-Christ.
  104. 114 Qu’on ne doit point chercher à pénétrer le mystère de l’Eucharistie, mais qu’il faut soumettre ses sens à la Foi.

Comment entrer dans cette œuvre

  1. Lisez un court chapitre et résistez à l’envie d’enchaîner immédiatement.
  2. Distinguez l’appel au détachement d’un mépris du monde, du corps ou des autres.
  3. Gardez une phrase pour éclairer une décision concrète de la journée.

À propos de cette édition

Le texte de l’auteur demeure au premier plan. Les repères PaxCoeur vous accompagnent sans interrompre la lecture.

Éditeur
Éditions PaxCoeur
Auteur
Thomas a Kempis
Traduction
Félicité de Lamennais
Voir les détails éditoriaux
Provenance et préparation
Texte historique du domaine public, préparé par les Éditions PaxCoeur.

Thomas a Kempis

Gardez près de vous un livre auquel revenir dans le silence.

Avant d’entrer dans L’Imitation

Qui est l’auteur de L’Imitation de Jésus-Christ ?

L’attribution à Thomas a Kempis est traditionnelle et largement retenue. L’histoire du texte a toutefois connu des attributions débattues, ce qu’il faut signaler avec honnêteté. Parmi les repères importants, la copie autographe associée à Thomas a Kempis est datée de 1441. Cette page présente donc l’œuvre selon l’attribution reçue la plus commune, sans masquer cette histoire complexe.

De quand date cette œuvre ?

Il s’agit d’une œuvre latine du XVe siècle, organisée en quatre livres. Elle appartient à un monde spirituel et monastique très différent du nôtre, ce qui explique certaines formules ascétiques plus abruptes pour un lecteur contemporain. Cette distance historique n’empêche pas la lecture ; elle demande simplement de replacer les mots dans leur cadre d’origine.

Cette lecture est-elle réservée aux religieux ?

Non. Même si plusieurs chapitres parlent explicitement de la vie religieuse, l’ensemble dépasse largement ce seul cadre. Les thèmes majeurs — humilité, paix intérieure, tentation, patience, droiture d’intention, consolation en Dieu — concernent toute vie chrétienne. Beaucoup de lecteurs laïcs y trouvent un guide de discernement très concret pour leurs responsabilités ordinaires.

Le livre encourage-t-il le mépris de soi ?

Il faut ici lire avec discernement. Le langage ascétique doit être expliqué sans nourrir le mépris de soi, la fuite des responsabilités ou le scrupule. Quand le texte parle d’abnégation ou de “mépris du monde”, il vise le renoncement à l’orgueil, à la vanité et aux attachements désordonnés, non la négation de la dignité de la personne.

Faut-il le lire d’une traite ou par petits passages ?

Les deux sont possibles, mais la seconde manière est souvent meilleure. L’Imitation est composée de courts chapitres qui se prêtent à la méditation. Un chapitre lu lentement, relu et mis en relation avec une situation concrète, porte souvent plus de fruit qu’une lecture rapide. C’est un livre de fréquentation régulière plus qu’un ouvrage à consommer d’un seul mouvement.

Pourquoi choisir la traduction de Lamennais ?

Parce qu’elle a durablement marqué la réception française de l’œuvre. L’édition retenue ici est la traduction de Félicité de Lamennais. Sa langue garde une tenue, une gravité et une qualité de prière qui conviennent bien à ce texte. Elle demande parfois un léger effort d’attention, mais elle offre en retour une lecture dense, stable et mémorable.

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