Portrait de Frère Laurent de la Résurrection

Auteur des Éditions PaxCoeur

Frère Laurent de la Résurrection

Frère Laurent de la Résurrection (vers 1614–1691) est l’une des voix spirituelles les plus simples et les plus durables du XVIIe siècle. Carme déchaussé et frère convers, il n’a pas laissé un traité composé de sa main, mais un ensemble de témoignages, d’entretiens, de maximes et de lettres recueillis après sa mort, notamment par Joseph de Beaufort. Ce qui touche d’emblée chez lui n’est ni l’éclat d’un système ni la recherche d’une méthode rare, mais une manière très concrète d’aller à Dieu dans le travail ordinaire, avec fidélité, paix et vérité. Son nom reste attaché à une intuition décisive : la présence de Dieu ne se prouve pas par une tension continue, elle se reprend humblement, par un retour confiant, chaque fois que l’on se disperse.

Découvrir La Pratique de la présence de Dieu

Sa voix

Une manière d’écrire qui accompagne

L’écriture associée à Frère Laurent frappe par sa sobriété. Elle ne cherche ni l’effet littéraire ni la démonstration savante. Les entretiens gardent quelque chose de la parole vive ; les lettres, elles, avancent avec douceur, franchise et fermeté. On y trouve peu d’abstractions et beaucoup de gestes intérieurs très simples : offrir son cœur, demander la grâce, reprendre sa pensée, faire une tâche pour l’amour de Dieu. Cette simplicité n’appauvrit pas le texte ; elle lui donne au contraire sa portée. Frère Laurent parle depuis une expérience répétée, éprouvée dans la durée, et non depuis un idéal théorique. Son style convient à ce qu’il transmet : une spiritualité de continuité, faite moins d’exploits que de retours fidèles. Le lecteur y rencontre une parole paisible, directe, souvent consolante, qui va au concret sans cesser d’être exigeante.

Les questions traversées

Une écriture tournée vers la vie intérieure

  • Pourquoi ce frère discret parle-t-il encore avec autant de force ? Sans doute parce qu’il répond à une difficulté très actuelle : comment chercher Dieu sans quitter la vie ordinaire ? Comment prier quand l’attention se disperse, quand le travail prend tout l’espace, quand l’âme manque de ferveur ? Frère Laurent n’élimine pas ces obstacles ; il apprend à les traverser. Son enseignement ne promet ni facilité immédiate ni recueillement continu. Il rappelle plutôt qu’une vie intérieure peut grandir au milieu des tâches prescrites, des lassitudes, des reprises et des recommencements. Chez lui, la question n’est pas d’atteindre un état exceptionnel, mais de se tourner vers Dieu avec constance. C’est ce réalisme qui rend sa parole si proche et si praticable.

Un itinéraire

Une vie qui éclaire son écriture

Frère Laurent de la Résurrection (vers 1614–1691) est l’une des voix spirituelles les plus simples et les plus durables du XVIIe siècle. Carme déchaussé et frère convers, il n’a pas laissé un traité composé de sa main, mais un ensemble de témoignages, d’entretiens, de maximes et de lettres recueillis après sa mort, notamment par Joseph de Beaufort. Ce qui touche d’emblée chez lui n’est ni l’éclat d’un système ni la recherche d’une méthode rare, mais une manière très concrète d’aller à Dieu dans le travail ordinaire, avec fidélité, paix et vérité. Son nom reste attaché à une intuition décisive : la présence de Dieu ne se prouve pas par une tension continue, elle se reprend humblement, par un retour confiant, chaque fois que l’on se disperse.

Pourquoi le lire aujourd’hui ?

Une parole ancienne qui rejoint encore le présent

Lire Frère Laurent aujourd’hui, c’est recevoir une aide précieuse contre deux illusions contraires : croire que la vie spirituelle dépend d’exercices compliqués, ou croire qu’elle est impossible dans une existence ordinaire. Son témoignage tient ensemble l’exigence et la simplicité. Il demande un cœur résolu, mais non des talents spéciaux ; une fidélité réelle, mais non une performance intérieure permanente. Pour beaucoup de lecteurs, cette justesse est libératrice. Elle apprend à cesser de mesurer la prière à l’intensité sensible du moment, pour l’ancrer dans le retour humble, la patience et l’amour. Son recueil demeure aussi très lisible par sa forme brève et variée : entretiens, maximes, lettres. On peut y entrer par petites étapes, y revenir souvent, et y trouver une école de présence adaptée aux journées les plus chargées.

Ce que sa voix transmet

Une œuvre qui continue d’accompagner

Commencer avec cette œuvre

Disponible aux Éditions PaxCoeur

Pour commencer

Trois repères pour entrer dans sa lecture

  1. Pour découvrir Frère Laurent, le meilleur seuil d’entrée reste souvent les entretiens, en particulier le quatrième, où sa manière d’unir action et oraison apparaît avec une grande clarté. On y voit que les œuvres ordinaires, accomplies par obéissance et purifiées du respect humain, deviennent un lieu d’union à Dieu. Les lettres offrent ensuite un accès plus personnel : elles montrent comment cette voie se déploie dans l’épreuve, la maladie, la patience et l’encouragement fraternel. Les maximes peuvent être lues comme un condensé, mais elles gagnent à être éclairées par les entretiens. Cette œuvre se lit bien lentement, sans chercher d’abord une méthode complète : il vaut mieux suivre le mouvement d’une parole simple, puis laisser une phrase accompagner la journée.
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