Évangile de Jean – Chapitre 8

Le chapitre 8 de l’Évangile selon Jean est une aurore radieuse, où Jésus se proclame lumière du monde et offre la liberté des fils de Dieu. Comme une brise de vérité soufflant sur l’âme, ces versets t’appellent à sortir des ténèbres du péché et à embrasser la liberté dans le Christ. Recueille cette Parole : elle est une étoile guidant vers l’éternité.

Chapitre 8 : La lumière du monde et la liberté des fils

1. Jésus se rendit au mont des Oliviers.

2. Mais, dès le matin, il retourna au temple, et tout le peuple vint à lui ; et s’étant assis, il les enseignait.

3. Alors les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère ;

4. et, la plaçant au milieu, ils lui dirent : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.

5. Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes ; toi donc, que dis-tu ?

6. Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait du doigt sur la terre.

7. Comme ils continuaient à l’interroger, il se redressa et leur dit : Que celui d’entre vous qui est sans péché soit le premier à lui jeter une pierre.

8. Puis, s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.

9. Eux, ayant entendu cela, se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés ; et Jésus resta seul, avec la femme qui était là au milieu.

10. Alors Jésus, s’étant relevé, lui dit : Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a-t-il condamnée ?

11. Elle répondit : Personne, Seigneur. Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus.

12. Jésus leur parla de nouveau et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie.

13. Les pharisiens lui dirent : Tu rends témoignage de toi-même ; ton témoignage n’est pas vrai.

14. Jésus leur répondit : Quand je rends témoignage de moi-même, mon témoignage est vrai, parce que je sais d’où je suis venu et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens ni où je vais.

15. Vous jugez selon la chair ; moi, je ne juge personne.

16. Et si je juge, mon jugement est vrai, parce que je ne suis pas seul ; mais le Père qui m’a envoyé est avec moi.

17. Il est écrit dans votre Loi que le témoignage de deux hommes est vrai.

18. Je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m’a envoyé rend témoignage de moi.

19. Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.

20. Jésus dit ces paroles près du trésor, en enseignant dans le temple ; et personne ne le saisit, parce que son heure n’était pas encore venue.

21. Il leur dit encore : Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché ; vous ne pouvez venir où je vais.

22. Les Juifs disaient : Se tuera-t-il lui-même, puisqu’il dit : Vous ne pouvez venir où je vais ?

23. Jésus leur dit : Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.

24. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que je suis, vous mourrez dans vos péchés.

25. Ils lui dirent donc : Qui es-tu ? Jésus leur répondit : Le principe même de ce que je vous dis.

26. J’ai beaucoup à dire de vous et à juger ; mais celui qui m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis au monde.

27. Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.

28. Jésus leur dit donc : Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je dis ce que le Père m’a enseigné.

29. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît.

30. Comme il parlait ainsi, plusieurs crurent en lui.

31. Jésus dit donc aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;

32. vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.

33. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous n’avons jamais été esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ?

34. Jésus leur répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché.

35. Or l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure pour toujours.

36. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.

37. Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne trouve pas de place en vous.

38. Je dis ce que j’ai vu chez mon Père ; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de votre père.

39. Ils lui répondirent : Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit : Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham.

40. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.

41. Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent : Nous ne sommes pas nés de la fornication ; nous avons un seul Père, Dieu.

42. Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé.

43. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? C’est parce que vous ne pouvez écouter ma parole.

44. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il ment, il parle de son propre fonds, car il est menteur et le père du mensonge.

45. Mais moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas.

46. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ?

47. Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous, vous ne les écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu.

48. Les Juifs lui répondirent : N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et que tu as un démon ?

49. Jésus répondit : Je n’ai point de démon ; mais j’honore mon Père, et vous, vous m’outragez.

50. Je ne cherche pas ma gloire ; il en est un qui la cherche et qui juge.

51. En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.

52. Les Juifs lui dirent : Maintenant nous savons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne goûtera jamais la mort.

53. Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? Les prophètes sont morts aussi. Qui prétends-tu être ?

54. Jésus répondit : Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : Il est notre Dieu,

55. et vous ne l’avez pas connu. Moi, je le connais ; et si je disais que je ne le connais pas, je serais comme vous, un menteur ; mais je le connais, et je garde sa parole.

56. Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour ; il l’a vu, et il s’est réjoui.

57. Les Juifs lui dirent : Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham !

58. Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, je suis.

59. Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui ; mais Jésus se cacha et sortit du temple.

Version PaxCœur — Texte catholique modernisé d’après la traduction Crampon (1923).

La lumière qui libère et la vérité qui affranchit

Le chapitre 8 de l’Évangile selon Jean s’ouvre sur l’épisode de la femme adultère, où Jésus pardonne sans condamner (versets 1-11). Sa miséricorde t’invite à te tourner vers lui dans la réconciliation, où il t’offre un nouveau départ, libéré du poids du péché.

En se proclamant « lumière du monde » (versets 12-20), Jésus t’appelle à marcher dans sa clarté, en t’ancrant dans l’Eucharistie, où sa présence illumine tes ténèbres. Face à l’opposition des pharisiens, il affirme son origine divine et son unité avec le Père (versets 21-30), t’encourageant à croire en lui pour échapper au péché.

En promettant la liberté par la vérité (versets 31-59), Jésus t’invite à devenir fils de Dieu, affranchi par sa parole. Malgré les tensions et les accusations, il révèle sa préexistence : « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8:58). Ce chapitre est un appel lumineux à t’abandonner à la vérité du Christ, à recevoir sa miséricorde, et à vivre libre dans son amour.

Réponses à vos questions sur Jean chapitre 8

Pourquoi Jésus ne condamne-t-il pas la femme adultère ?

Jésus dit : « Je ne te condamne pas » (Jean 8:11). Sa miséricorde t’invite à chercher le pardon dans la réconciliation, pour vivre libre du péché.

Que signifie être « lumière du monde » pour Jésus ?

Jésus proclame : « Je suis la lumière du monde » (Jean 8:12). Il t’appelle à le suivre dans l’Eucharistie, où sa clarté chasse tes ténèbres.

Comment la vérité de Jésus affranchit-elle les croyants ?

Jésus dit : « La vérité vous affranchira » (Jean 8:32). Sa parole t’invite à devenir fils de Dieu, libéré par la foi et la prière contemplative.

Pourquoi Jésus affirme-t-il « je suis » face aux Juifs ?

Il déclare : « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8:58). Cette vérité divine t’encourage à croire en sa divinité, révélée dans la lectio divina.

Comment ce chapitre nous aide-t-il à vivre comme fils de Dieu ?

Jean 8 t’exhorte à demeurer dans la parole (Jean 8:31). Médite-la dans l’adoration eucharistique pour grandir en liberté et en vérité.

1 réflexion sur “Jean Chapitre 8 : La lumière du monde et la liberté des fils”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *