Prière contre le Sentiment d’Abandon avec Sainte Thérèse
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Mon Jésus, ce soir le ciel est noir, le téléphone ne sonne plus, les amis se sont tus, la famille est loin, et Toi, mon Dieu, Tu sembles avoir fermé la porte. Je frappe, et personne ne répond. Je crie et seul l’écho de ma propre voix me revient. Je me sens profondément seul. Même Ta présence, autrefois si douce, s’est faite silence, absence, nuit.
Et pourtant je sais, par la foi, que Tu es là. Je le sais parce que Tu l’as promis : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Je le sais parce que Tu as crié Toi-même sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? » (Mc 15, 34). Tu as voulu porter jusqu’au bout ce que nous vivons parfois dans notre nuit, pour pouvoir nous dire aujourd’hui : « Je connais cette obscurité. Je la traverse avec toi. »
Alors je viens, Seigneur, comme un tout petit enfant qui a perdu sa maman dans la foule, qui pleure toutes les larmes de son corps mais qui continue à tendre la main dans le noir parce qu’il croit que sa maman va le retrouver. Je veux croire, Jésus, même quand je ne sens plus rien. Je veux aimer, même quand je ne ressens plus Ton amour. Je veux rester, même quand tout me pousse à fuir.
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, toi qui as connu une nuit intérieure très profonde dans les derniers mois de ta vie, toi qui écrivais à la table de communion : « Je ne sens plus rien… mais j’aime », toi qui disais : « Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la terre », viens à mon secours. Apprends-moi ton « petit chemin » dans la nuit : rester là, tout simplement, les mains vides, le cœur ouvert, en disant comme toi : « Jésus, je crois que Tu m’aimes même si je ne le sens pas. »
Ô Jésus, si Tu te caches, c’est pour que je Te cherche davantage. Si Tu te tais, c’est pour que j’apprenne à T’aimer pour Toi-même et non seulement pour Tes consolations. Alors je choisis de rester. Je choisis de T’aimer dans cette nuit. Je choisis de Te dire « oui » là où tout me crie : « À quoi bon ? » Je choisis de rester à ma place de pauvre pécheur aimé, parce que Tu as dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » (Mt 9, 13).
Je ne Te demande plus d’éprouver Ta consolation. Je Te demande la grâce de croire à Ton amour. Tu es fidèle, même quand moi je vacille. Alors je reste. Je reste, Jésus. Comme Thérèse dans la foi nue. Comme Marie au pied de la Croix. Je reste. Et c’est déjà ma prière. Amen.
Thérèse de Lisieux, docteur de la confiance dans la nuit
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (1873-1897) a vécu, à partir de Pâques 1896, une épreuve intérieure très forte : peu de consolations sensibles, une impression de distance, et pourtant une confiance de plus en plus pure. Elle écrit : « Jésus me fait l’impression d’un père qui dort… Je ne vois plus rien, je n’entends plus rien… mais j’aime. » Elle a choisi d’offrir cette nuit pour ceux qui doutent et qui se sentent loin de Dieu. L’Église l’a proclamée Docteur de l’Église pour son enseignement sur la confiance et l’abandon.
Le sentiment d’abandon à la lumière de la foi
Quand Jésus crie « Pourquoi m’as-Tu abandonné ? », Il ne doute pas de l’amour du Père ; Il fait sienne notre détresse pour la présenter au Père. Dans certaines épreuves intérieures, on peut éprouver un grand vide spirituel. Ce n’est pas nécessairement un châtiment : cela peut devenir un chemin de purification de l’amour, où l’on apprend à aimer Dieu pour Lui-même et non pour ce que l’on ressent.
« Nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. » (2 Co 5, 7)
Les grandes formes de « nuit » dans la vie spirituelle
- La nuit des sens – les consolations sensibles diminuent ou disparaissent.
- La nuit de l’esprit – des questions profondes, des tentations contre la foi.
- La nuit de l’amour – l’impression d’être délaissé, tout en continuant d’aimer.
Ce langage vient de la grande tradition spirituelle de l’Église (notamment saint Jean de la Croix) et aide à comprendre que ces épreuves peuvent, si elles sont bien accompagnées, devenir un chemin vers une foi plus pure.
Comment vivre concrètement cette nuit sans sombrer
- Ne pas chercher avant tout à « sentir », mais choisir d’aimer et de faire le bien.
- Rester fidèle aux petites choses : prière du jour, messe quand c’est possible, devoir d’état.
- Offrir son épreuve pour les autres, comme le faisait Thérèse.
- Se confesser régulièrement, surtout si l’on sent le découragement grandir.
- Redire souvent : « Jésus, je crois à Ton amour pour moi, même sans le sentir. »
- Se faire accompagner, si possible, par un prêtre ou un guide spirituel.
« Rester », c’est déjà une prière
Thérèse écrivait en substance : « Dans la nuit, on ne voit plus le chemin, mais on peut toujours aimer. » Le plus grand acte d’amour, quand tout semble fermé, est parfois simplement de rester fidèle : rester à la messe même si l’on s’ennuie, rester quelques minutes en prière même si c’est sec, rester dans la confiance même quand on ne comprend pas. Cette fidélité humble plaît beaucoup au Cœur de Jésus.
Le matin viendra
Thérèse est morte en murmurant : « Mon Dieu… je T’aime ! » Elle n’a pas cherché une lumière sensible, mais a gardé un acte de foi et d’amour. De même, le matin viendra pour toute âme qui se confie à Dieu : peut-être déjà en cette vie, peut-être surtout dans la Vie éternelle. Rien de ce que l’on traverse par amour n’est perdu : chaque larme confiée au Christ est recueillie par le Père.
Jésus, je ne Te demande pas d’abord de sentir Ta présence. Je Te demande la grâce de rester uni à Toi. Sainte Thérèse, apprends-moi la confiance des tout-petits et conduis-moi vers la lumière du Visage du Christ. Amen.
Questions fréquentes – Sentiment d’abandon avec sainte Thérèse de Lisieux
Est-ce normal de ne plus rien sentir dans la prière ?
Oui, cela peut arriver à beaucoup de croyants. L’absence de consolation sensible n’est pas en soi un signe d’éloignement de Dieu. Parfois, Dieu permet cette sécheresse pour purifier l’amour. Mais il est important aussi de vérifier, avec un prêtre ou un guide, s’il n’y a pas fatigue, tristesse profonde ou autre souffrance qui demande une aide humaine.
Dieu m’a-t-Il vraiment abandonné ?
Jamais. Le sentiment d’abandon n’est pas l’abandon réel. Jésus a promis : « Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14, 18). Il est souvent plus proche encore dans la nuit que dans les moments faciles.
Que faire quand on a envie d’arrêter de prier ?
Ne pas tout arrêter d’un coup. Garder au moins une petite fidélité quotidienne : quelques minutes, un Notre Père, un Je vous salue Marie. Dire simplement : « Jésus, je reste parce que je veux T’aimer. » Comme disait Thérèse : la prière peut être un simple élan du cœur, même au milieu de l’épreuve.
Pourquoi Dieu permet-Il cette nuit intérieure ?
Pour nous faire grandir dans la foi, nous détacher de ce qui n’est pas essentiel, et nous faire découvrir que nous sommes aimés non pour ce que nous sentons ou faisons, mais pour ce que nous sommes : Ses enfants bien-aimés.
Que répondre à la tentation : « À quoi bon tout ça ? »
Répondre doucement : « À cause de Jésus. » Se rappeler que la foi n’est pas un sentiment, mais une relation de confiance. Thérèse disait que sans la foi, elle n’aurait pas supporté certaines épreuves : cela montre combien la foi est un appui réel, même quand on ne sent rien.
Quelle petite phrase répéter dans la nuit ?
Parmi les plus simples : « Jésus, je crois à Ton amour pour moi. » ou encore : « Jésus, j’ai confiance en Toi. » Ces actes courts de foi sont très précieux aux yeux de Dieu.
La nuit peut-elle durer longtemps ?
Oui, certaines personnes traversent de longues périodes de sécheresse intérieure. Mais Dieu conduit chaque âme avec une délicatesse unique. Même si l’épreuve dure, Sa grâce agit en profondeur. En cas de grande détresse ou de pensées sombres, il est important d’en parler à un prêtre et, si besoin, à un professionnel de santé.
Comment aider un proche qui se sent abandonné ?
D’abord en étant présent, sans juger ni banaliser sa souffrance. Prier pour lui, l’accompagner à la messe ou à l’adoration s’il le souhaite, lui lire quelques lignes de l’« Histoire d’une âme ». Et si sa souffrance devient trop lourde, l’encourager à chercher aussi de l’aide humaine adaptée.
Quelle neuvaine peut-on faire dans ces situations ?
La neuvaine des « 24 Gloire au Père » en l’honneur de sainte Thérèse est très répandue : chaque jour, on offre 24 fois le « Gloire au Père » en demandant une confiance plus grande. On peut aussi simplement prier neuf jours de suite : « Jésus, augmente en moi la confiance. »
C’est exactement la prière dont j’avais besoin, et les connaissances spirituelles dont l’approfondissement étaient nécessaires.
Soyez béni !
Seigneur
Aujourd’hui je me sens seul
TU sembles loin
Je crois en TOI mais je ne sens plus Ta Présence dans mon cœur
TU me manques ET Les gens me manquent
Je suis si souvent seul avec TOI que quand je ne te sens plus
Il ne reste presque plus rien
Reviens Papapounet Chéri d’amour éternel ❤️💞💞❤️💞💞❤️💞💞❤️💞💞❤️💞💞❤️💞💞❤️
Revenez les gens